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Nouvelles

Solidarités - le 07/06/2013 @ 08:16 par Groupe-Gard-Vaucluse-de-la-Fdration-anarchiste

Appel unitaire à soutenir les 3 intérimaires de HARIBO

                     le lundi 3 juin à 14H00 à Nimes


Le  lundi  3  juin  prochain  à  14  heures,  le  Tribunal  des  Prud’hommes  de  Nîmes examinera la requête de trois intérimaires pour la requalification en CDI des périodes d’emploi sous statut d’intérimaires qu’ils ont assumées depuis plusieurs années, de cinq à neuf ans, dans une entreprise du Gard qui s’est récemment illustrée par le licenciement non motivé d’un délégué syndical, licenciement annulé par l’inspection du travail.


Dans  cette  usine,  la  régulation  de  l’activité  fait  un  usage  considérable  de  cette « variable  d’ajustement »  puisqu’elle  représente  23  %  de  son  effectif  et  qu’on dénombrerait près de 700 contrats sous ce statut sur la période. Si le coût horaire de ces travailleurs, facturé charges comprises par les sociétés d’intérim, est supérieur à celui des salariés « normaux », la flexibilité ainsi obtenue par la réduction du nombre d’heures total travaillées, non seulement se révèle très rentable pour le patronat, mais ce qu’on oublie de dire, c’est que les salariés qui, faute de mieux, acceptent ce statut, deviennent après avoir été formés aux tâches spécifiques à cette production, une réserve permanente doublement précaire. Précaire, car c’est le plus souvent à la dernière heure de la semaine de travail que l’ouvrier apprend s’il reviendra ou non le lundi suivant. Précaire encore, car le contrat permanent passé entre l’entreprise et la société d’intérim fait que celle-ci, lorsque l’utilisateur habituel de cette main d’œuvre extérieure fait défaut, ne propose rien d’autre à ceux qu’elle prend soi-disant en charge, de manière à conserver disponible pour un besoin urgent une main-d’œuvre prête à l’emploi.


Le 15 mai 2013, avec une dernière et copieuse bénédiction du Sénat (169 voix contre 33), une majorité soi-disant socialiste a voté la Loi dite de sécurisation de l’Emploi, confirmation législative de l’Accord National Interprofessionnel gagné sans grande difficulté par le Medef avec le concours du gouvernement. On  cherchera  en  vain  dans  les  28  articles  de  l’ANI  une  référence  à  l’emploi d’intérimaires  comme  solution  à  une  baisse  temporaire  d’activité.  Tout  au  plus pourra-t-on relever à l’article 19 – Recours à l’activité partielle : « En dehors du nouveau  régime  unifié,  abrogation  des  autres  dispositifs  d’activité  partielle  qui tomberont de fait en désuétude. »


Plus inquiétante, l’Annexe à l’article 22 relatif à l’expérimentation du contrat de travail  intermittent,  dans  laquelle  on  peut  lire :  « Branches  professionnelles  qui souhaitent  bénéficier  à  titre  expérimental  pour  leurs  entreprises de  moins  de  50 salariés d'un recours direct au contrat de travail intermittent afin de pourvoir des emplois permanents comportant, par nature, une  alternance de périodes travaillées et non travaillées. »


Étendre, ne serait-ce qu’à titre expérimental et pour les entreprises de moins de 50 salariés, le concept d’intérimaire à celui d’intermittent pourrait bien cacher l’intention de normaliser ce type de contrat de travail. Quand on connaît les problèmes que soulève ce régime chez les salariés du spectacle, on ne peut que s’interroger sur la destination finale de cette « expérimentation » et inviter tous les travailleurs et leurs organisations syndicales à se méfier contre des négociations avec le patronat dont on connaît plus que jamais l’issue.


Le cas auquel nous faisons référence n’est pas isolé, mais il est très représentatif des possibilités  laissées  aux  entreprises  d’une  certaine  taille  pour  réduire  au  strict minimum  l’effectif  permanent  de  leurs  salariés  sous  contrat  et  permettre  à  de nouveaux « marchands d’esclaves » de tirer profit de cet abus sous l’aspect d’une mission à caractère social faisant de la précarité un choix personnel des victimes du chômage.


Nous affirmons notre solidarité avec les intérimaires pour qu'ils soient rétablis dans leurs droits et sortent du système des contrats précaires pour des CDI qu'ils accèdent ainsi à une meilleure sécurité de l'emploi qui les protège, eux et leurs familles.


Premiers Signataires de l’appel : NPA 30, Syndicat SUD Transports Urbains du Gard, Fédération anarchiste 30-84, AL 30...

 


Nouvelle 1

Motion sur l'antisémitisme


Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.
L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.
De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».
Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s'en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?
Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs… alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme. L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.
Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n'importe quel nationalisme. L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd'hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.
Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au coeur des combats pour la liberté de chacun·e.
Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.
Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.
Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.


Fédération anarchiste 78ème Congrès (Amiens juin 2019)

Nouvelle 2

Lettre au préfet du Gard: Relogez ! régularisez !

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